Abu-Ghazaleh Parle de la Crise Financière Mondiale dans le Centre Culturel Royale

10-mars-2009

La crise financière qui frappe le marché illusoire ou parallèle qui a maintenant commencé à affecter la vraie économie, qui est la phase la plus sérieuse – Abu-Ghazaleh

AMMAN – Le Centre Culturel Royal en coopération avec le Forum Commercial dans la Faculté de Talal Abu-Ghazaleh pour les Affaires a tenu aujourd’hui un atelier sous le titre “Crise Financière Mondiale et ses Conséquences sur la Région” dans le Centre Culturel Royal.

Dans sa parole, M. Abu-Ghazaleh a abordé trois points importants; la crise financière, les conséquences et les solutions.

En ce qui concerne la crise, M. Abu-Ghzaleh l’a décrit comme “un tournant du système financier mondial et de l’économie mondiale qui va durer pour dix ans au moins.”

“La crise financière qui frappe le marché illusoire et parallèle a maintenant commencé à affecter la vraie économie, qui est la phase la plus sérieuse,”  a-t-il dit.

Pourtant, Abu-Ghazaleh prévoit que l’économie va changer de récession en dépression aux États-Unis et dans les pays Occidentaux aux variables degrés; néanmoins, l’effet de la région Arabe sera à un moindre degré.

Quant à ses raisons, M. Abu-Ghazaleh a attribué la crise aux des dérivés financiers que la Banque des Règlements Internationaux a estimé d’être cinq cent trillions dollars environ.

Dans le deuxième point important, M. Abu-Ghazaleh a discuté les conséquences de la crise concernant les grands changements géoéconomiques prochains, y compris l’émergence de grands blocs économiques entrelacés tels que group BRIC qui comprend le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine.

Il a aussi souligné les rapports sur le changement de la fortune vers l’Est; “Je crois qu’il y aura des changements dans la composition du Group de Sept (G7) pour comprendre plusieurs adhésions et pays tels que la Chine et l’Inde.”

Il a ajouté qu’il est possible de voir un changement radical dans les politiques économiques et finalement dans les politiques des États-Unis en particulier les politiques mondiales en général.
Quant à l’huile, M. Abu-Ghazaleh croyait que la baisse des prix est temporaire; et qu’elle était un résultat du choc dans les marchés principaux. Il a prévu que les prix de l’huile vont augmenter du nouveau à plus d’un cent dollar par baril avant la fin de cette année.

M. Abu-Ghazaleh a mis l’accent sur le besoin de réformer l’Ordre du Monde et ses institutions financières, économiques, et monétaires et commerciales, en prenant en considération que les États-Unis et le monde auront tendance à mettre un contrôle plus législatif et réglementaire sur l’économie, en particulier sur les institutions financières, pour assurer une transparence et une responsabilité plus grande, et pour changer de l’économie principale libre absolue à un système capitaliste contrôlé, surveillé et responsable.

“Je suis d’accord avec les rapports internationaux qui ont considéré ce changement une occasion pour les pays tels que l’Égypte, l’Iran, la Turquie et le Venezuela d‘être des pouvoirs économiques influents et de s’adhérer au groupe de grands pouvoirs s’ils réussissent à mettre leurs conditions en ordre pendant la phase transitionnelle critique,” a-t-il souligné.

Sur le troisième point, M. Abu-Ghazaleh a abordé les solutions requises pour attaquer la crise, indiquant que la première solution doit être le développement des systèmes de contrôle sur les institutions financières et de prêt, la transparence financière, la responsabilité financière (ou à ce que le Président Obama a référé comme “âge de responsabilité”); mettant une fin de l’argument que "l’économie du marché libre règlemente soi-même"; en plus du développement des normes de comptabilité internationales pour réglementer les marchés financiers, y compris les dérivés financiers.”

M. Abu-Ghazaleh a appelé tous les pays à tirer profit de cette phase et justifier leurs dépenses et a appelé à établir des conseils nationaux joints entre les secteurs public et privé avec des comités orientés vers le secteur pour soumettre des propositions sur la manière de traiter de telles transformations.

“Il ne faut pas attendre les recommandations de G20, de la Banque Mondiale ou de l’Organisation Mondiale du Commerce; mais plutôt, de prendre immédiatement l’initiative et s’engager dans des pas nationaux car la tendance internationale incline vers des remèdes nationaux plutôt qu’interétatiques,” a-t-il souligné.

M. Abu-Ghazaleh a averti que toutes les nations du monde vont adopter du nouveau le protectionnisme et que nous devons être préparés pour cette situation.

En ce qui concerne les pas protectionnistes appropriés à nous, M. Abu-Ghazaleh a recommandé des tendances similaires au plan de M. Obama qui stimule l’économie en mettant l’accent sur l’investissement dans l’infrastructure, en particulier la technologie de l’information et des communications, l’éducation, la santé et la créativité.

M. Abu-Ghazaleh a aussi conseillé les nations de changer leur intérêt des arrangements d’emprunt aux arrangements de coopération technique afin de tirer profit du transfert de technologie plutôt que d’argent, car la technologie sera nationalement plus réalisable et bénéfique, ainsi que plus logique, sous les conditions financières mondiales actuelles.
Il a aussi conseillé que “notre tentative doit attirer les capitaux à l’investissement dans les projets productifs plutôt que financiers.”

 





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